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Interview - Dr Paldino

14 mai 2019

 

Le Dr Pascal Paldino oeuvre au quotidien pour satisfaire ses patients mais il utilise également son temps pour transmettre son savoir et vous accompagner dans votre pratique. Pour lui, il n’y a rien de plus valorisant que de voir un confrère ou une consœur se lancer en implantologie après avoir eu des enseignements qu’il a dispensé.





 

Pourquoi cette profession de chirurgien-dentiste ?
Au début je me destinais à être médecin, tout simplement parce que prendre en charge les personnes malades et être à l’écoute des gens était quelque chose pour moi de fondamental. J’aime beaucoup la chirurgie, donc c’est vrai que j’aurais voulu être plus spécifiquement chirurgien. L’envie de devenir chirurgien-dentiste m’est venue plus tard en découvrant les multiples facettes de ce métier, qui en fait est très polyvalent. C’est un métier qui va allier à la fois l’aspect médical dans la prise en charge globale de la patiente ou du patient malade et aussi l’aspect manuel parce qu’une grande partie de nos actes requiert une grande dextérité manuelle. Pour ma part, passionné de chirurgie buccale, j’ai enfin trouvé ma vocation dans ce métier.
 
Comment vous êtes-vous formé à l’implantologie orale ?
Après avoir suivi des études absolument classiques de chirurgien-dentiste à la faculté de Lyon, dont je garde un très bon souvenir, j’ai pu intégrer l’unité fonctionnelle de parodontologie. J’ai été enseignant au sein du CHU de Lyon pendant 4 ans après avoir passé un diplôme universitaire de parodontologie et d’occlusodontie ainsi que plusieurs CES dont j’étais déjà titulaire. Puis, j’ai décidé de me spécialiser en implantologie suite à la parodontologie, parce que j’estime qu’il fallait savoir d’abord manipuler les tissus avant de pratiquer cette spécialité. J’ai intégré l’unité fonctionnelle d’implantologie orale après avoir passé le diplôme universitaire d’implantologie orale du Professeur Christian Chavrier, fondateur du Collège Post-Universitaire d’Implantologie Orale Rhône-Alpes, le fameux « CURAIO » qui est actuellement la structure d’implantologie de référence en matière de formation en France. J’ai eu la chance, grâce à lui, d’intégrer le comité de direction du CURAIO dont je fais partie aujourd’hui. Toujours passionné par l’envie d’aller plus loin, notamment dans les traitements de chirurgies avancées, je me suis formé à travers plusieurs grands cours internationaux notamment en Allemagne, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Ce qui m’a permis de pouvoir faire participer les étudiants que je peux rencontrer à travers les différentes sociétés de formation que je peux animer.
 
Quels conseils donner à un jeune chirurgien-dentiste ?
Le conseil que je peux donner à un jeune chirurgien-dentiste dans un premier temps c’est de rester un éternel étudiant. Ça veut dire se former en continu parce que nous avons un métier qui n’arrête pas d’évoluer. Je pense que les intérêts que nous avons à nous former est à la fois sur le plan intellectuel à titre personnel et surtout pour nos patients en leur faisant bénéficier des dernières techniques. Le deuxième conseil que je peux donner à un jeune confrère c’est de rester humble, c’est quelque chose pour moi qui est fondamental.
 
Quel est votre outil fétiche ?
Globalement, j’aime beaucoup les instruments de chirurgie. Je trouve que ce sont de beaux instruments. D’ailleurs toutes mes assistantes savent pertinemment qu’il faut en prendre soin parce que ce sont des éléments fondamentaux extrêmement importants. Par contre il y en a un qui se dégage de tous, c’est une pince gouge démultipliée. C’est un très bel outil sur le plan esthétique et un instrument fonctionnel absolument magique et très utile pour toutes les chirurgies. Donc je ne peux pas faire de chirurgie sans avoir ma pince gouge démultipliée.
 
Quelles sont les qualités requises pour une assistante dentaire ?
En ce qui me concerne, j’ai la chance d’avoir une équipe autour de moi qui est très professionnelle et à l’écoute des patients ce qui est une qualité fondamentale. C’est cette relation privilégiée, de la prise en charge du patient jusqu’à son départ, avec l’assistante qui va rendre l’acte de chirurgie beaucoup mieux accepté.
La deuxième qualité requise à mon sens est l’anticipation lors de l’acte opératoire. C’est-à-dire que notre assistante doit suffisamment bien connaitre le chirurgien avec qui elle opère de façon à pouvoir devancer ses gestes. Cela se traduit par des instruments passés au moment où il le faut, par les fils de sutures coupés quand il faut. Enfin toute l’étape de chirurgie est fluide grâce à l’anticipation de l’assistante. 
Il faut qu’une assistante dentaire possède ces deux qualités pour qu’elle soit très professionnelle.
 
Pourquoi s’être lancé dans l’implantologie ?
Pour moi l’implantologie c’est une des spécialités dans notre métier qui a subit la plus grande évolution et qui à mon sens permet de résoudre des problèmes qui représentaient de réels handicaps chez certains patients. À savoir le manque de dents ou bien tout simplement et plus basiquement des prothèses complètes qui ne tiennent pas. Les implants permettent de corriger ces handicaps et c’est pour cela que mon métier m’a emmené vers la spécialité d’implantologiste.
 
Quelles sont vos passions ?
À part mon métier est-ce que j’ai d’autres passions ? Dieu merci oui, même si mon métier prend beaucoup de place dans ma vie. J’aime beaucoup le sport et il le faut puisque nous avons un métier qui est tout de même très dur. J’aime les sports d’endurance, j’aime beaucoup courir, le vélo et la plongée sous-marine. L’intérêt que je vois dans la plongée sous-marine hormis le fait que j’adore observer les fonds marins, c’est que la plongée me calme et me plonge dans un état de quiétude. Ce qui me permet de vider complètement mon esprit et je crois que c’est essentiel surtout quand nous faisons de la chirurgie.
 
Pourquoi dispensez vous de formations ?
Je pense que le partage et la transmission des connaissances sont des notions essentielles. J’essaie de me rendre vraiment disponible lorsque mon agenda le permet pour participer à des congrès, à des formations et à des rassemblements de confrères. Ce sont des moments d’échanges confraternels qui sont à chaque fois enrichissants sur le plan humain et intellectuel. Je crois qu’il n’y a rien de plus valorisant que de voir un confrère ou une consœur se lancer en implantologie après avoir eu des enseignements que j’ai dispensés.
 
Quelles sont les indications pour réaliser une extraction-implantation immédiate ?
Je crois que fondamentalement il faut envisager l’extraction-implantation immédiate systématiquement, bien évidement quand cela est possible. C’est-à-dire lorsque l’on peut stabiliser l’implant et lorsque l’on a des conditions osseuses qui permettent d’implanter immédiatement. Il faut savoir aujourd’hui que les statistiques de réussites en extraction-implantation immédiate et en extraction-implantation différée sont similaires. Les indications sont multiples, bien évidement que lorsque l’on a des dents cariées irrécupérables, des dents qui présentent certaines pathologies apicales et qui ne sont pas récupérables, des dents condamnées parodontallement, des dents qui présentent des résorptions internes ou externes et enfin des dents rhizalysées il faut si c’est possible implanter immédiatement.
 
Quelles sont les suites d’une extraction-implantation immédiate ?
Les suites d’une extraction implantation-immédiate sont des suites classiques post-chirurgicales comme toutes les chirurgies buccales. La première des choses est que le patient doit éviter de brosser la zone pendant au moins une petite semaine. Il faudra néanmoins qu’il nettoie cela avec quelque chose de doux comme un coton imbibé de bain de bouche. Il doit s’abstenir de boire et de manger trop chaud pendant 48 heures et éviter de faire des bains de bouche, des gargarismes, des choses violentes qui permettraient malheureusement de faire sauter les points ou des réouvrir la plaie. En général le patient est déjà prémédiqué avec une antibiothérapie surtout si il y avait des problèmes infectieux chroniques, donc il va continuer ses antibiotiques et il aura un petit peu des anti-inflammatoires si c’est nécessaire. J’utilise beaucoup l’homéopathie parce que j’estime que c’est très efficace. Quelques antalgiques seront donnés en post-opératoire si nécessaire, ce qui n’est pas toujours le cas car en implantologie les chirurgies sont très souvent indolores. Et ensuite nous ferons un contrôle à 10 jours avec l’ablation des points de suture et les recommandations pour la suite des soins à donner.




 

Dr Pascal Paldino
  • Tuteur et Formateur EvolYou
  • D.U. de parodontologie de la Faculté de Lyon
  • Attestation d’Etudes en implantologie orale (CURAIO - Lyon)
  • D.U. de chirurgie et prothèse implantaire de la Faculté de Lyon
  • D.U. de Chirurgie Basale de la Faculté de Nice
  • Membre de l’Association Française d’lmplantologie Orale
  • Secrétaire du collège post-universitaire d’implantologie orale de la région Rhône-Alpes (CURAIO)

 

 

 

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