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La prothèse unitaire sur implant

7 novembre 2019

 

Le succès d’un traitement implantaire ne se mesure plus à son osteo intégration à 3 mois et encore moins à la pose de la prothèse d’usage mais à travers une stabilité parodontal sur le long terme.

La pose de l’implant dentaire doit respecter et suivre le projet prothétique pré opératoire défini à l’issu de l’examen clinique. La prothèse est donc l’architecte du traitement implantaire, et la chirurgie guidée respecte ce même principe. Enfin la réhabilitation doit impérativement respecter les tissus parodontaux pour une stabilité biologique garant de la stabilité implantaire.
 
Aussi simple que cela peut paraître, les étapes de la réalisation d’une prothèse sur implant doivent respecter des directives strictes. A commencer par la maitriser des pièces nécessaire propre au systeme implantaire d’une part et d’autre part à la réalisation du type de prothèse souhaitée : scellée/vissée.
 
La cicatrisation gingivale péri-implantaire doit s’effectuer en respectant le profil d’émergence de la future prothèse. Le choix de la vis de cicatrisation est donc crucial et conditionne la qualité de l’empreinte.
 
La mise en place du transfert peut être évalué cliniquement mais aussi radiologiquement. Les manipulations des différentes pièces durant l’empreinte doivent tenir compte de la rétraction rapide de la gencive.
 
Le choix du type de prothèse vissée ou scellée ne doit pas être celui du prothésiste mais celui issu d’un examen clinique pré opératoire précis et visionnaire de la solution définitive.
La pose de la prothèse d’usage doit respecter les instructions de chaque fabricant notamment en appliquant la valeur de torque ou le couple de serrage en N/cm indiqué. Le serrage, pour être efficace et contrôlé, ne doit pas se faire à la main. Il est indispensable d’utiliser une clé dynamométrique ou bien un contre-angle dynamométrique.
 
Le dévissage survient lorsque les contraintes extérieures subies par la prothèse sont supérieures à la force qui maintient l’implant et le pilier. Le risque vient surtout des forces fonctionnelles ou para-fonctionnelles transversales provoquant un jeu entre les pièces, une fatigue de la vis et une usure du filetage.
 
L’insertion pilier / implant doit se faire de façon passive et la précision d’adaptation très élevée.
 
Le souci dans les futures années réside dans la maitrise de ces paramètres afin d’assurer une maintenance correct des pièces prothétiques sans devoir porter préjudice à l’intégrité de l’implant.
 
Dr César Emmanuel
Chirurgien-dentiste, tuteur en implantologie
 
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